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L'illusion de Pep : Le "meilleur" de City n'est qu'un lointain souvenir

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📅 22 mars 2026⏱️ 4 min de lecture
Publié le 22-03-2026 · Pep Guardiola : Manchester City 'proche' de retrouver son meilleur niveau

Pep Guardiola l'a dit cette semaine, et honnêtement, ça sonnait un peu désespéré. "Proche de retrouver notre meilleur niveau", a-t-il marmonné après que City se soit fait complètement dépecer par le Real Madrid en Ligue des Champions. En vrai ? Ce match nul 3-3 au Bernabéu, où City a gâché deux fois son avance, ressemblait moins à "proche" qu'à "s'accrocher désespérément". Ce n'est pas le City qui a déchiré l'Europe la saison dernière. Loin de là.

Écoutez, ce n'est pas une opinion hâtive sortie de nulle part. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. City n'a pas gardé sa cage inviolée lors de ses cinq derniers matchs toutes compétitions confondues. Pensez-y un instant. Le fondement des plus grandes équipes de Pep a toujours été la solidité défensive. De Barcelone au Bayern en passant par ses premières équipes de City, le contrôle et l'étouffement des adversaires étaient la marque de fabrique. Maintenant, ils encaissent des buts à un rythme que nous n'avons pas vu depuis des années. Cette série comprend un thriller 4-4 contre Chelsea en novembre et une victoire fragile 1-0 contre Brentford en février qui était loin d'être convaincante.

Et ce n'est pas seulement la défense. La cruauté en attaque a été… sporadique. Erling Haaland, malgré toutes ses prouesses de buteur, n'a pas tout à fait atteint les niveaux surhumains de la saison dernière. Il a 20 buts en Premier League cette année, ce qui est fantastique, mais il en avait 36 à ce stade la saison dernière. Il a semblé complètement isolé pendant de longues périodes contre le Real Madrid, touchant à peine le ballon dans des zones dangereuses. Vous vous souvenez de ce triplé contre Manchester United en octobre 2022 ? Ou des cinq buts qu'il a inscrits contre le RB Leipzig en Ligue des Champions en mars dernier ? Ces performances donnaient l'impression d'une véritable force de la nature. Cette saison, il reste une menace, mais la domination constante et terrifiante a diminué.

Le match contre le Real Madrid a été un rappel brutal de la position réelle de City. Ils ont été dépassés en course, dominés au milieu de terrain par intermittence, et leur jeu de possession habituellement imprenable a semblé vulnérable. Vinicius Jr. et Rodrygo ont fait des ravages sur les flancs, exposant l'absence de Kyle Walker. La vitesse de Walker est un énorme manque, évidemment. Sa capacité à récupérer et à stopper les contre-attaques est presque inégalée. Sans lui, et avec Manuel Akanji et Ruben Dias semblant un cran plus lents, cette défense prend l'eau.

Voici le problème : "proche de leur meilleur niveau" signifie qu'ils n'y sont pas encore. Et compte tenu de la difficulté de la course au titre de Premier League contre Arsenal et Liverpool, plus le match retour à venir contre le Real Madrid, quand exactement retrouveront-ils cette forme mythique de "meilleur niveau" ? Ils ont Brighton, Nottingham Forest et Wolves en championnat après le match retour contre le Real Madrid. Pas des promenades de santé, surtout avec des jambes fatiguées.

Mon avis ? Pep fait ce que tout bon manager fait : essayer de projeter de la confiance. Mais au fond, il sait que ce n'est pas la même machine dominante qui a tout balayé la saison dernière. Les vainqueurs du triplé étaient une bête différente. Cette équipe de City, bien que toujours incroyablement talentueuse, semble un peu… humaine. Ils sont toujours favoris pour le championnat, mais ce sera une lutte acharnée jusqu'à la fin, une course beaucoup plus serrée que la domination de l'année dernière.

Pronostic : Manchester City remportera la Premier League d'un seul point, mais ils seront éliminés de la Ligue des Champions par le Real Madrid au match retour, perdant 2-1 à l'Etihad.